Au libre, utilisateurs des ordinateurs de poche

Ça y est ! J’ai  craqué.
Avec mon nouveau boulot qui me prend plus de temps que je ne le voudrais, j’ai réussi à économiser suffisamment pour me faire un beau cadeau : le long boad des smart phones, le Samsung galaxy note 2.

Mais, vous commencez à me connaître, il me faut bien toujours râler contre quelque chose même si j’ai en main le plus beau joujou qui se vend en ce moment.

Me voici donc en ce moment même en train de taper cette note avec mon stylet, grâce à l’application WordPress sous Android.

Mais qu’il existe une application WordPress et qu’elle soit libre n’est pas étonnant en soi. Ce qui me semble bien plus important, c’est le fait qu’on puisse trouver facilement d’autres de ces applications libres.

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Kanban pour org-mode

Comme vous le savez déjà, j’utilise Emacs et Org-mode pour organiser un petit chouilla ce qu’on appelle communément ma vie. Aujourd’hui de nouveau sur les rails de la vie active dans l’industrie, j’ai l’occasion de tâter du Kanban.

Mais c’est quoi le « Kanban ? » et c’est quoi le rapport avec Org-mode ?
En fait, Kanban est un mot japonais qui veut dire étiquette et surtout une méthode de gestion de production issue du fameux T.P.S. (pour Toyota Production System) ou le Lean Manufacturing. C’est grâce à cet outil qu’on peut faire de la production de produits en flux tiré ou comme on le dit en français : en « Juste À Temps ».
Mais aujourd’hui, le « lean » n’est pas cantonné à la production de biens matériels. Il a sa propre version pour la programmation et il s’est propagé jusque dans le management, le design et bien d’autres domaines. Pour ma part, je dirai que ça peut être une bonne transition entre la production Tayloriste et la gestion de projet AGILE, voir la gestion de projets libres.

Pour en revenir au kanban, sa manifestation la plus visible reste le tableau sur lequel on pose ces étiquettes qui symbolisent les tâches. Au fur et à mesure de l’avancement de la tâche, l’étiquette se déplace, donnant ainsi une vision globale de la charge de travail à venir, en cours et achevée. Comme j’ai besoin de cette vision un peu plus reculée qu’au simple bout de ma tâche, il m’a semblé qu’intégrer un tel tableau à mon GTD n’était pas forcément une mauvaise idée.
Et bien-sûr, je ne suis pas le seul. J’ai donc adapté à ma sauce ce premier essai de tableau kanban en créant en haut de mon fichier org professionnel, ce qui me permet de faire des liens rapides avec la syntaxe <<>> autour du nom du lien et [[]] pour celui de la cible. Cela me permet donc de mettre dans un format très visuel ma revue quotidienne et de gérer au mieux mes « En Cours » en limitant leurs nombres.

Pour faire passer une tâche d’une colonne à une autre, il me suffit de faire un couper-coller du lien avec C-c C-x C-w puis C-c C-x C-y .

Les prochaines étapes seront d’implémenter là dessus pomodoro.el pour me permettre de pousser ma productivité et enfin intégrer ce kanban avec mes statuts d’org-mode comme ici : Kanban-Todo et peut-être ultimement proposer une intégration d’une vue Kanban dans la vue agenda d’org-mode. Mais pour ça, il faudra d’abord que j’apprenne à programmer.

Un pack pour laver l’Internet plus blanc que blanc.

Vous trouvez que le net n’a plus sa blancheur d’antan ? Vous cherchez comment lui redonner tout son éclat et la souplesse de sa nature acentrée ? Vous trouvez que les logiciels libres sont trop peu connus, que vos échanges culturels non marchands sont menacés ou qu’encore trop d’argent public est dépensé en licences de logiciels ?

Pour tout ça, il vous est proposé aujourd’hui un tout nouveau Pack Liberté

Pack Liberté réalisé par Antoine Bardelli LAL CC-BY-SA GNU/FDL

qui lave les ordinateurs et le net plus blanc que blanc. Grâce à lui, vous luterez efficacement contre les tâches incrustées de censure et de centralisation. Vos communautés redeviendront plus souples et même vos applis mobiles sentiront la Liberté retrouvée.

Voici en quelques lignes la teneur de la campagne commune de soutien trois des plus importantes associations qui vous informent sur le logiciel libre et plus encore sur la citoyenneté 2.0. Donc l’April, La Quadrature Du Net et Framasoft se sont alliés pour vous faire un site de dons un peu inhabituel.

Non seulement vous aurez le droit à une bonne cure de LOLage dans le plus pur style Internet (ce qui ne fait jamais de mal en ces temps de crise), mais vous aurez le choix faire vos dons en tout en un.

Au delà de l’apparence légère, votre don est aujourd’hui encore plus d’avant une nécessité pour promouvoir le logiciel libre et sa culture, mais aussi pour défendre nos droits à la culture et à l’information. Il vous sera possible de moduler les proportions que vous souhaitez mettre dans telle ou telle association grâce à des curseurs.

C’est donc à nous d’aider ces associations à nous informer et nous proposer des alternatives aux logiciels privateurs, aux traités anti-contrefaçon potentiellement meurtriers. Les intermédiaires entre les producteurs et les consommateurs se rebiffent car ils ne sont plus utiles. Empêchons-les de nous cacher le soleil.

L’escroquerie de la garantie ou la consommation de la peur

À chaque achat quelque peu technologique, un vendeur vient devant nous pour nous proposer une extension de garantie très juteuse pour le magasin et donc très bien commissionnée à la vente. Pour ça, à moins que vous n’ayez vous même une utilisation hors norme d’un appareil particulier (lave linge pour une famille très nombreuse qui tournera au moins une fois par jour, 7j/7), vous n’avez aucun besoin de cette extension.

Mais à quoi sert donc aussi la première garantie, au fait ? Quand on sait que tout produit de consommation est aujourd’hui calibré pour qu’au bout d’une durée ou d’un nombre d’utilisations données, celui-ci finisse par se déterriorer suffisemment pour qu’il soit plus rentable pour le client de racheter un produit neuf plutôt que de le réparer. Je vous laisse vous procurer par vos sources habituelles le très bon documentaire « Prêt à jeter » passé en 2011 sur Arte pour la France et l’Allemagne.

Mais tout comme il est certain que ces produits ne seront qu’exceptionnellement réparables dans leur condition d’origine, il est tout aussi nécessaire aux fabriquants d’assurer une qualité de service rendu par leur produit. Il ne suffit pas de faire des choses qui soient périssables, il faut aussi qu’on ne s’en plaigne pas avant. Ce serait dommage de voir un client mécontent ne pas racheter le même produit.

Donc, si les constructeurs veulent avoir un produit qui s’arrête à une durée de vie donnée, il faut nécessairement qu’il marche pendant ce même temps. De ce fait, la garantie passe du fait d’assumer les erreurs de production ou de conception à un service de réponse à la peur du retour du besoin que le produit a lui même créé. En changeant cet état d’esprit où le producteur doit un produit fiable au consommateur pour qu’il revienne, vers un autre ou lui ou le commerçant se pose en sauveteur, ils vont ensuite pouvoir passer à la phase suivante.

Cette phase est tout simplement la prolétarisation du consommateur où celui-ci n’a plus à connaître les rouages de ses appareils pour croire qu’il sait l’utiliser. Ainsi à l’abri de la soif de connaissance grâce à la peur de perdre une garantie toute virtuelle, les constructeurs peuvent tout à fait fermer complètement le consommateur et ne pas lui laisser la pleine et entière propriété de ce qu’ils ont acheté. Si on prend le cas d’Apple, le congrès américain a dû statuer que iTunes ne doit pas être le seul appstore sur iOS.

Mais quelle serait alors la meilleure façon de faire pour pouvoir être à la fois tranquille et d’avoir la pleine et entière possession des biens qu’on achète ? À mon point de vue, seule la pratique et la connaissance peuvent être les réponses justes à cet enfermement technologique. Et ça ne sera pas non plus la mort de la technologie. À moins qu’on ait vu disparaître les garagistes aux temps où il était possible de faire sa vidange soi-même sur sa propre voiture. Loin de tuer des emplois, laisser les personnes utiliser et même casser le cas échéant leurs propriétés va créer tout un écosystème de petits dépanneurs professionnels vers lesquels se tourneront les gens qui n’ont pas le temps ou qui voudront savoir vite de qu’il faut faire au cas où on recommencerait.

Pour ce qui est de la téléphonie mobile, le marché est déjà bien trop enfermé pour qu’une solution libre se développe, tout comme cela a été le cas pour le PC familial. Il y aura forcément des adeptes, mais tout comme les utilisateurs de GNU/linux, il ne dépasseront pas le 1%. Mais j’ai comme l’impression que les personnes se rendent de plus en plus compte qu’ils ne peuvent plus faire leur vidange ou réparer les choses qu’ils aiment. Le mouvement Do It Yourself et le hackage en général sont en train, grâce à la crise et au fait qu’il n’y a plus d’argent pour consommer sont en plein essor.

Je finirai sur cette note positive qui m’a été donnée par Mozilla et le projet Hackasaurus. Ce dernier est là pour apprendre aux plus jeunes d’entre nous (mais pas forcément seulement) que le web n’est pas quelque chose devant lequel il faut rester passif, mais qu’il y a plein de choses à faire avec un code qui est normalement (qui respecte les normes) ouvert et modifiable.

Alors, à nous de hacker non seulement le web, mais aussi tout le reste.

La disparition du fichier ou le cache moteur

Mais où est mon fichier ?

CC BY Lokas Software

Je ne ferai pas ici le travail de Thierry Stœhr qui nous démontre si bien sur son site FOo que fait de mettre ses données dans des formats de fichiers (ou d’autre chose) fermés nous retombera finalement sur le porte-monnaie le jour du changement de version de la seule interface qui en permet la lecture. Si vous voulez lire une petite histoire à ce sujet, je vous conseille de dévorer le recueil de nouvelles d’ « Églantine et les ouinedoziens » et particulièrement l’épisode 19 qui parle directement de ce cas de figure où le logiciel n’existe plus du tout.

Non, point ici de discussion intéressante sur l’ouverture des fichiers, mais bien une petite mise au point sur la disparition progressive des fichiers dans l’utilisation de l’informatique par le consommateur moyen.

Commençons par remonter une dizaine d’années en arrière. Déjà à l’époque, l’explorateur de Windows XP nous supprimait par défaut les extensions des fichiers dont il connaissait une application pour le lire. Ce qui nous faisait déjà prendre des jpegs pour des pngs, pour peu qu’on y connaisse rien entre les différents formats de fichiers images. Là, pour qui savait et qui avait besoin de reconnaître ses différents types de fichiers, une simple option permettait de retrouver ses .txt, .odt, ou autre. Je suppose (je ne pratique plus windows depuis un petit moment) que c’est toujours le cas sous Seven.

Dès lors, de plus en plus de programmes et d’applications se proposent de « ranger » vos fichiers à votre place. Que ce soit d’ailleurs dans les logiciels privateurs ou dans les libres, on vous propose de gérer pour vous vos « importations d’images » pour vos appareils photos, de synchroniser vos contacts ou de gérer vos musiques. Vous avez remarqué déjà cette disparition ? Images, contacts, musiques, documents, … . Pas une seule notion de fichier dans les services rendus. On a oublié le contenant pour concentrer la sémantique sur le contenu.

Depuis bien longtemps, la fonction de bibliothèque de titres peuple les lecteurs multimédia, Windows Media Player en tête. Il vous proposait à l’époque de la version 10 (voire même avant) d’organiser tout votre dossier « Mes Musiques », ce qu’il faisait fort bien (pour peu que les tags des fichiers mp3 soient bien renseignés au bon format). Aujourd’hui, iTune va pousser la discipline non plus à gérer vos fichiers dans un dossier « Mes musiques », mais à utiliser son propre répertoire comme bibliothèque. Trouver ses fichiers pour en faire une copie privée (au hasard) pour se prémunir de l’obsolescence programmée de son disque dur revient à peut de chose près à aller chercher quelque chose là où il ne devrait pas être. En effet, si on a créé des dossiers musiques ou vidéos dans le dossier spécifiques aux profils, c’est pas pour les retrouver autre part. Cacher ces fichiers de musique (entre autre) que vous avez pourtant achetés avec une interface revient à vous rendre dépendant de cette même interface. Ainsi, insidieusement, on vous prépare à l’existence d’un droit de lecture que vous serez tenus de payer à chaque fois que vous voudrez écouter un titre, lire un livre ou regarder un film. Et là, c’est pas moi qui vous le dit, mais l’inénarrable Christine Albanel, unique inspiratrice du Firewall OpenOffice et grande prêtresse de la communication d’Orange dans une émission de France Culture.

Voila, le but est clairement dévoilé et cette disparition du fichier est clairement une bonne phase de préparation pour vous faire oublier le flacon afin de vous faire payer l’usage plusieurs fois alors qu’ils sont clairement indissociables.
La forme qui arrive en force est ce qu’on nomme « Cloud Computing », « Software as a Service » (SaaS) ou encore en bon français traduit mot à mot, « L’informatique dans les nuages ». Dans cette informatique, il n’y a pas moins de fichiers, pas moins de tranquillité et surtout pas plus de nuage que dans l’informatique personnelle. Tous vos contenus et donc les fichiers (ou les bases de données) qui les contiennent ne se trouvent pas sur Internet et pas plus dans le « Nuage » mais bien sur une machine qui appartient à une entreprise qui vous fera payer votre stockage en plus de vendre votre temps de cerveau disponible super ciblé.

On voit bien aujourd’hui que les programmes de l’éducation nationale sont bien en dehors de la réalité des usages et des techniques en ce qui concerne l’informatique. Au lieu d’apprendre à utiliser un logiciel qui sera de toute façon obsolète à la sortie de l’école, il serait plus qu’intéressant de faire comprendre à nos chère têtes blondes (mais aussi à nos chère têtes blanches) que le fichier, c’est ce qu’il faut maîtriser pour commencer à pouvoir faire de l’informatique réellement.
J’ai comme l’impression qu’on ne peut même plus laisser l’excuse de l’ignorance (si l’ignorance peut encore excuser quelque chose) aux personnes en charge de la conception des programmes scolaires. On ne peut plus de nos jours ne pas avoir la conscience que l’informatique et les nouvelles technologies de communication sont devenues des pierres angulaires de la vie moderne. Et réserver cette matière à part entière à une infime partie des bacheliers (et encore en option) est clairement asservissant.

Conclusion : il faut aller dans le sens du consommateur si on veut l’emprisonner. On se doit d’éduquer les citoyens pour les libérer et ainsi permettre une vraie démocratie.

Emacs et la correction orthographique en français.

Tout d’abord, précisons les choses. C’est GNU Emacs et je suis sous Ubuntu/Xubuntu/Lubuntu 11.10. Je n’ai pas encore les notions pour faire du Emacs sous Windows, même si sur ma Framakey se trouve une version d’Emacs portable.

Je précise tout ça car comme tout bon utilisateur, je vais prendre la façon la moins contraignante pour moi. Je ne vais donc pas refaire le travail qu’un coup de commande automagique make pourrait faire. Et pour couronner le tout, je n’utiliserai même pas cette commande.

Pour commencer, j’utilise désormais Aspell dans Emacs. Pour ça, il faut simplement mettre cette ligne dans votre .emacs :

(setq-default ispell-program-name "aspell")

Si vous utilisez Ubuntu ou ses dérivés, Aspell fait parti des programmes de base. Je suppose même que les distributions issues de Debian sont dans le même cas. En tout cas, la solution simple de mise au dictionnaire français passe par le paquet debian aspell-fr. Donc, vous aurez compris qu’il faudra passer par votre installateur de paquet préféré. Pour ma part, c’est apt-get. Ce qui nous donne un

sudo apt-get install aspell-fr

à mettre dans votre terminal. Avec ça, vous êtes parés pour faire toutes vos notes, vos textes et autres exposés tranquillement en français.

M-x ispell

et hop ! Votre buffer passe à la moulinette orthographique sans aucune pitié. Et si vous regrettez les petites vagues rouges de votre traitement de texte favori, n’hésitez pas à passer en flyspell-mode (M-x flyspell). Et là au fur et à mesure de vos passages vous voyez votre texte s’illuminer de couleurs sur les mots qui ne sont pas connus dans le dictionnaire. C’est booooooooo ! 🙂

Et pour la correction en direct, on met le curseur sur le mot sur-ligné et avec le raccourci clavier M-$ (Alt + $ pour les non-Emacsiens), on accède à des propositions de changements possibles qu’il faut sélectionner avec une touche du clavier correspondante.

Chers écrivains ubuntéros, désormais plus d’excuse pour faire des fautes d’orthographe. Par contre, avec les fautes de grammaire, on peut toujours y arrivé. 🙂

Datetree et org-capture

Voici une petite note qui m’a été chaudement demandée par l’équipe du chan #org-mode-fr sur IRC freenode à propos de l’utilisation de datetree sous org-mode.

Je ne vous l’ai pas encore présenté sur ce blog, mais pour faire court, org-mode est une extension de Emacs (que je ne vous ai pas présenté non plus) pour gérer ses notes, plannings, ToDo lists et bien plus.

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Échelle de l’internaute

Il faut dire que je suis plutôt friand des conférences de Benjamin Bayart. Qui ici ne l’aurait pas remarqué ?
Benjamin Bayart par Lucy WattsDans ses conférences sur les changements sociaux (pour ne pas utiliser le barbarisme de « sociétaux ») qui suivent l’invention d’Internet et son utilisation, Benjamin nous explique les différents stades de l’évolution de l’internaute.

Vous trouverez l’extrait précis sur la partie « Dis maman, c’est quoi un internaute ?  » ici.

Ce que je nomme donc « échelle de l’internaute » ou « échelle Bayart », ce sont donc ces différentes étapes par lesquelles tout internaute passe pour finir par maîtriser complètement l’outil.
Mais attention, cette maîtrise n’est pas de l’ordre technique, mais de l’ordre de la prise et de la maîtrise de la parole publique.

En effet, Internet ne crée pas que des geeks à force de l’utiliser. Cette génération de bidouilleurs, hackers, programmeurs, … n’existe que parce que les outils ne sont pas encore tous définis et qu’il y aura encore longtemps besoin d’un barbu pour aller ouvrir le capot du serveur pour aller mettre les mains dans le cambouis du programme de publication.
Non, l’internaute, comme le conducteur n’a pas besoin de mettre le nez dans le moteur ou dans le goudron pour utiliser le réseau (internet pour le premier, le réseau routier pour le deuxième).
L’internaute n’a besoin que de savoir s’exprimer, écrire et raisonner pour être lu ou entendu.

L’apprentissage de la conduite sur Internet n’est actuellement fait par personne. Pas l’éducation nationale, pas la formation continue, aucune structure officielle qui soit.
Pour ma part, ce qui a le plus ressemblé à une éducation d’internaute dans mon cursus scolaire, s’est trouvé dans mes années de primaire où on nous demandait d’écrire un « texte libre » chaque semaine où le meilleur de la classe était lu en classe par l’auteur. Ensuite, on a essayé de m’enseigner d’être un peu intelligible dans mon raisonnement avec des idées en philosophie (quelques menues heures dans les quelques menues parties de mon emploi du temps d’ex-futur scientifique/ingénieur). Et enfin, j’ai eu le droit à une brève initiation à la communication lors de mes errances estudiantines.
Tout ça ne fait pas bézef sur toutes les heures passées à user mes fonds de culottes entre la fenêtre et le radiateur à apprendre à être un citoyen internaute. Mais je trouve que je suis plutôt bien loti, puisque j’arrive ici à écrire et à me faire entendre bon an, mal an.

En même temps, je pardonne volontiers les divers ministres de l’éducation d’avant 1995 qui ne pouvaient pas savoir qu’il existerait un moyen qui permettrait à tout citoyen d’utiliser sans aucune obstruction le discours public et de se faire répondre tout aussi librement par le même canal. Je suis juste un peu déçu que pour faire de bons citoyens on ait pas – depuis 200 ans – utilisé comme base la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen comme base. Comme si on avait voulu dans l’éducation nationale faire autre chose que des citoyens. Ce serait vraiment bizarre. On nous aurait menti ?

Pour en revenir au sujet de mon post, cette échelle de l’internaute se compose des barreaux suivants :

  • Acheteur/kikoolol
  • Lecteur
  • Râleur
  • Commentateur
  • Auteur
  • Animateur

Je vous laisse regarder les vidéos courtes ou longues à votre goût pour laisser l’auteur vous exprimer avec ses mots ce qu’il entend sous ces termes.
On est jamais si bien expliqué que par soi même.

Je ne sais pas où vous en êtes, mais je pense que je peux aller de temps à autres aller jusqu’au niveau de l’auteur en postant ici.
J’ai peut être parfois atteint le niveau d’animateur dans mes passages chez Forumactif ou en ce moment chez Framasoft, mais vraiment ponctuellement et loin d’être l’instigateur du réseau.
Il doit me rester quelque part à trouver mon ikigai comme disent les japonais.

En conclusion, après vous avoir présenté cette échelle, je classerai désormais mes posts aussi en fonction de l’échelle Bayart afin que vous puissiez trouver plus facilement ce qui peut vous intéresser chez moi en fonction de vos propres usages.
J’espère assez tôt arriver à utiliser pleinement Internet dans tout ce qu’il peut offrir en échanges culturels entre êtres humains.

Et vous, où en êtes vous ? 😉

Comment mettre à jour org-mode ?

– « Mais qu’est-ce que Org-mode ? »
C’est un mode de Emacs pour gérer vos notes et vos projets.

– « Mais qu’est-ce qu’Emacs ? »
C’est un éditeur de texte très évolutif.

– « Mais un éditeur de texte, c’est comme Word ? »
Non, pas du tout. Word, c’est un traitement de texte. Il met en forme le texte sur une page. Un éditeur de texte, c’est (si on veut comparer uniquement sur l’apparence) ce que les windowsiens appellent notepad ou bloc-note.

Ça n’a comme fonction que de créer des fichiers .txt sans pourvoir changer la police de caractère ou mettre en forme le texte. D’ailleurs, comme pour org-mode, je me dis qu’une note entière ne serait pas de trop pour expliquer tout ça.

– « Et pourquoi as-tu eu besoin de mettre à jour org-mode ? »
Pour pouvoir poster cette note de blog à partir de emacs.

Quand on veut utiliser Emacs pour bloguer, il y a plusieurs modes (extensions) qui peuvent vous y aider. Entre Weblogger-mode, blorg-mode, org-blog et tant d’autres vous avez plus d’un choix soit pour mettre à jour votre plate-forme de blog que vous hébergez vous même ou pour laquelle vous faites appel à un service en ligne, soit pour créer un site implémentable à la manière d’un blog via Emacs. Pour ma part, j’ai choisi org2blog. Il me permet de poster directement depuis org-mode et il s’agit d’un programme de remplissage de plate-forme qui fonctionne avec celle que j’utilise ici : WordPress.com. Le choix de l’extension me semble être la bonne et l’usage futur me dira si c’est réellement le cas. Mais pour pouvoir profiter de cette extension, il me fallait mettre à jour la partie org-mode de mon Emacs23 « livré » par les dépôts Ubuntu. En effet, la version d’org-mode disponible à l’origine est la 6.33 et org2blog ne fonctionne pas avec une version aussi ancienne. J’ai donc dû mettre à jour org-mode.

– « Ah ! Tu vas arriver enfin à dire ce pourquoi tu as fait cette note ! »
Oui, après toutes tes questions, j’y suis enfin arrivé. Mais rassure-toi, tes questions sont tout à fait légitimes, si on veut que tout le monde puisse comprendre de quoi je cause. 🙂

Pour continuer l’histoire, il faut dire que j’ai eu un problème avec la version téléchargée directement sur le site. J’ai effectivement bien téléchargé l’archive de la version 7.5 de Org-mode, je l’ai bien décompressée dans mon dossier d’extensions, j’ai bien mis à jour mon fichier de paramétrage .emacs mais à chaque fois que je vérifiais si org-mode avait bien été mis à jour, je me retrouvais toujours avec l’ancienne version. J’ai donc dû embêter les gens charmants qui peuplent le canal IRC #org-mode chez freenode (big up to levitta) pour qu’ils me donnent les commandes suivantes.

wget http://orgmode.org/org-7.5.zip
unzip org-7.5.zip
cd org-7.5
./configure
make
sudo make install

Pour être précis, je n’ai pas eu besoin de mettre la commande ./configure qui vérifie qu’il y a bien les dépendances nécessaires à la compilation du programme et crée un « makefile ».
Donc, après l’ingestion de ces lignes de commandes dans le terminal de ma Ubuntu, je me retrouve donc avec un Org-mode tout beau tout neuf et un org2blog que je teste avec ce post.

Post-Partum : Ça marche plutôt bien. Quelques retouches à faire pour parfaire la mise en page et pour placer les quelques liens oubliée sur place. Je sens que je devrai un peu plus poster maintenant. 😉
Merci beaucoup encore à levitta pour m’avoir initié à la commande automagique make. 😉