Internet et logiciels libres, une même philosophie pour deux applications


Oui, je sais, vous aussi vous avez regardé la vidéo de Benjamin Bayart « Internet libre ou Minitel 2.0 ».
Si ce n’est pas le cas, ce n’est pas que ce soit une faute grave, mais si vous voulez vous informer sur les choses qui sont en jeu dans les notions de neutralité d’Internet et savoir à qui profite le « crime » (comme on le dit dans les romans noirs), utilisez ce lien. Donc, dans ce colloque, il est énoncé en introduction qu’il est assez difficile de différencier Internet du logiciel libre du point de vue de la gouvernance et de la dynamique de progrès.
En effet, à l’opposé de ce qu’a cru annoncer le député Myard, dont je tiens à citer en exemple le site internet pour sa paranoïa dans l’affichage du code source, ce ne sont pas les états unis qui gouvernent l’attribution des noms de domaine (à ne pas confondre déjà avec Internet en lui même), mais l’ICANN qui est l’équivalent américain d’une association loi 1901 en France et qui distribue ce droit de distribution à ses sous-associations régionales. Comme a pu le croire le député Myard, la Chine n’a pas nationalisé ses noms de domaines, mais elle a tenté de dévier les données transmises par un certain nombre de relais, mais cela est une autre histoire. Bref, en ce qui concerne la gouvernance et la démarche de progrès d’Internet, on se trouve en face d’une autogestion où toute personne qui a une proposition et/ou une idée concernant le protocole de discussion entre deux ordinateurs qu’est internet, peut proposer et ajouter sa brique à l’édifice du standard ainsi créé dont aucun état ne peut se sentir ni propriétaire, ni à l’abri. Internet n’est pas une menace, ce n’est qu’un protocole de transfert de 1 et de 0 entre ordinateurs.

Parlons donc de la gouvernance d’internet et des logiciels libres. Pourquoi ne peut-on pas les séparer ?
Tout simplement parce qu’ils sont totalement symbiotiques. Internet (Mailing-lists, bbs, fora, newsgroups, forges, …) est le medium prévalant pour avoir une proposition publique et aujourd’hui le logiciel libre est le plus gros moteur pour faire marcher les ordinateurs qui donnent le contenu du web, mais aussi qui font marcher les relais.

Tous deux ont ce mode de gouvernance qui permet à n’importe qui de demander, proposer, étudier, améliorer et distribuer (pour le logiciel libre) quelque chose que ce soit pourvu que ce soit en rapport avec le sujet. On en arrive finalement à une anarchie constructive qui n’a plus rien à voir avec l’image de l’inconscient collectif qui ne voit que les dégâts des terroristes du XIXe siècle. Cette anarchie reprend ses lettres de noblesse quand on voit le résultat de la comparaison entre wikipedia et les autres encyclopédies ou la somme des fonctions remplies par les extensions de Firefox et les scripts propulsés par greasemonkey.
Mais on peut raisonnablement parier qu’avec la montée en conscience de ce mode de fonctionnement, l’univers virtuel ne sera pas le seul à bénéficier de cette force de calcul, de raisonnement et de résolution de problèmes.

Tout un autre article ne sera pas de trop pour énoncer les projets de hardware et autres instruments de la vie quotidienne libres qui sont aujourd’hui disponibles librement pour vous et par vous.

À bientôt, donc.

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